Étude des Nids

Suivre le nombre de nids et de femelles qui viennent pondre n'est pas suffisant de connaître le statut de cette population. En fait, il est également important de quantifier la productivité de ces nids, c'est-à-dire, combien survivent au processus d'incubation, et combien de nouveau-nés émergent de ces nids. Notre étude sur le succès de nidification est destinée à déterminer le taux de réussite d'éclosion sur les plages du Gabon, et l'impact des différentes menaces sur nos nids (y compris les billes de bois, la prédation, les inondations et l'érosion). Nous regardons le succès d'éclosion naturelle à divers endroits le long de la côte, et en le comparant aux nids re-localisés dans des écloseries protégées sur la plage. Les objectifs du Groupe de travail sur l'Etude des Nids sont les suivants :

Faire une estimation sur la réussite de l'incubation des nids naturels des tortues luth et évaluer l'impact des différentes menaces sur le succès de l'éclosion.

Mener des études sur la biologie reproductive des tortues luth et l'écologie des nids.

Comparer la productivité entre les sites de ponte du Gabon et des autres pays de l'Atlantique.

Évaluer les méthodes pour élever la productivité des plages du Gabon (transplantation en écloserie) et évaluer l'adéquation de l'habitat le long de la côte.

Créer et améliorer la formation scientifique des techniciens gabonais qui travaillent avec les tortues marines.

Le taux de réussite dans les écloseries est généralement plus élevé que dans les nids naturels. Au Gabon, la prédation et l'inondation gaspille plusieurs nids naturels. Lorsque les nids sont inondés, généralement en raison de fortes pluies, des marées hautes ou des nappes phréatiques hautes, les échanges gazeux et l'humidité deviennent déséquilibrés, et causent le pourrissement des oeufs. Les insectes et les crabes se nourrissent aussi des œufs des tortues marines, tout comme les varans, les mangoustes, et les chiens errants. C'est en transplantant les œufs vers les terres plus hautes et en les protégeant avec des clôtures que les crabes ne peuvent pas pénétrer (en les enterrant à un mètre de profondeur dans le sable). Les écloseries bien placées réduisent énormément ou bien éliminent les risques de la prédation naturelle.

 

Le succès de nidification

Une partie de notre étude est d'estimer le taux de réussite de l'incubation dans les nids naturels. Ici, Didier classifie les œufs d'un nid éclos comme réussi ou non.

Une probabilité élevée

Le taux de réussite dans les écloseries est généralement plus élevé que celui des nids naturels. En plus de réduire considérablement ou d'éliminer les menaces naturelles pour les nids, les écloseries augmentent aussi les chances de survie des nouveau-nés à cause des relâches supervisées qui les protègent contre les dangers lors de leur course sur la plage vers la mer.


Profil d'un membre de l'équipe Tortue:

Pierre Didier Agambouet

Didier a travaillé pour des projets du Partenariat pour les Tortues Marines du Gabon depuis 2008. Il est méticuleux,fait attention aux détails, et son dévouement à son travail est impressionnant. En plus de voyager le long de la côte gabonaise pour la mise en place d'écloseries et pour étudier les nids, Didier s'occupe également de l'organisation des matériaux pour le Partenariat à Libreville, et il a toujours un grand sourire !

Un par un

Lorsque les œufs sont transplantés, beaucoup de soin est pris pour les placer dans le nid d'écloserie dans le même ordre et la même orientation qu'ils avaient dans le nid naturel.

Commencer le voyage

Quand un bébé tortue sort de son nid, la probabilité qu'il survivra jusqu'à l'âge adulte est de 1 sur 1000 ! Mais la probabilité qu'un seul œuf arrive jusque là est encore plus petite ! Le groupe de travail 'Etude des Nids' s'applique à élever ces chances !


Saviez-vous ?

Chez les tortues marines, le sexe des nouveaux-nés est déterminé par la température à l'intérieur du nid pendant l'incubation. La température pivot de 29-30 degrés produit environ 50% de mâles et 50 % de femelles, tandis que des températures plus basses produisent des mâles et des températures plus élevées produisent des femelles ! Pour cette raison, il est très important pour les écloseries de maintenir des conditions d'incubation naturelle aussi proches que possible.